PLUS DE DÉLAI


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"Et l'ange... jura par Celui qui vit aux siècles des siècles, lequel a créé le ciel et les choses qui y sont, et la terre et les choses qui y sont,... qu'IL N'Y AURAIT PLUS DE DÉLAI." (Apocalypse 10:5-6)

NOUS vivons dans un siècle d'activité fébrile. Voyez la foule des passants. Les uns vont à l'usine ou à l'atelier, d'autres se dirigent vers leur magasin ou leur bureau. Tout le monde s'agite de nos jours, d'une manière extraordinaire. Il faut dire aussi que les découvertes et les inventions, les moyens de communication que l'on a multipliés, tout concourt à la vitesse, car on n'a pas de temps à perdre. Les minutes sont précieuses. Le temps, c'est de l'argent. Le télégraphe et le téléphone marchent sans arrêt. On saute d'un train dans un autre. Il faut se hâter, accélérer le rythme du mouvement, avancer à une cadence absolument étourdissante.

En dépit de tout ce que nous venons de constater, il y a une chose qui me plonge toujours dans le plus profond étonnement, c'est le calme, la patience, la réflexion, la pondération que nos semblables manifestent en un grand nombre de circonstances. Voyez, par exemple, les chefs des différents gouvernements, quels qu'ils soient; les ministres y regardent à deux fois avant de prendre une décision qui va engager l'avenir d'un pays. Ils attendent et se renseignent, ils pèsent ensemble le pour et le contre avant de s'arrêter à une solution quelconque. Songez donc qu'une mesure prise trop hâtivement pourrait avoir des conséquences funestes pour tout un peuple. Ils ont derrière eux non seulement des hommes, mais encore des femmes, des enfants, des vieillards. Aussi les chefs responsables délibèrent-ils jusqu'à une heure très avancée de la nuit. On préfère, bien souvent temporiser avant de trancher une question. Ne croyez-vous pas qu'il est sage d'agir de cette manière?

Il y a parfois des procès qui ont un retentissement mondial. Y a-t-il alors de la précipitation? En aucune façon. Ne convient-il pas qu'une affaire soit minutieusement instruite lorsque la tête d'un homme est en jeu? Les juges et les jurés, les hommes de loi se livrent à un travail littéralement gigantesque. Les débats sont longs et on ne peut plus fatigants. Une sentence terrible est prononcée après que le jury a rendu un verdict affirmatif. La grâce du condamné sera-t-elle accordée? La peine sera-t-elle commuée? Y aura-t-il de la clémence en haut lieu pour le misérable coupable? Enfin, après bien des jours d'attente et d'anxiété, les journaux impriment ceci en gros caractères: l'heure du châtiment a sonné, il n'y aura plus de délai... Que c'est triste! Toutes les ressources ont été épuisées. La justice humaine va supprimer un homme. Elle va se débarrasser d'un être néfaste pour la société. Que ce soit d'une manière ou d'une autre que la peine capitale soit exécutée, la minute est tragique, l'instant, solennel.

Souvent aussi les hommes se trouvent dans la douloureuse obligation de se diriger vers la clinique d'un chirurgien. Une intervention du célèbre praticien s'impose. Mais ne croyez pas qu'il y ait eu de la précipitation. Le diagnostic de l'affection a été très soigneusement établi. Tous les signes ont été minutieusement examinés. La nécessité de l'opération a été très bien démontrée au malade, aux parents et aux proches. Il a fallu songer à mettre de l'ordre dans ses affaires, peut-être à faire son testament. Qui sait? Il est toujours possible d'envisager une issue fatale. Mais il y a un jour et une heure fixés pour entrer à la clinique, et l'on peut alors dire: "C'est pour aujourd'hui, il n'y a PLUS DE DÉLAI".

Il me semble entendre cette réflexion: "A quoi bon cette énumération? Ne connaissons-nous pas toutes ces choses?" Sans doute; il n'y a rien de nouveau dans tout ce que j'avance. Mais ce que vous ignorez peut-être, c'est que Dieu aussi, dans Sa divine Parole, a fait entendre cette sentence si grave, si importante, si sérieuse. C'est Dieu Lui-même qui a dit aux enfants des hommes QU'IL N'Y AURAIT PLUS DE DÉLAI... Cette écriture s'adresse à chacun, et je désire vivement qu'elle trouve un écho dans votre coeur; oh, vous qui avez été jusqu'à cette heure insouciant à l'égard des intérêts primordiaux de votre âme, écoutez aujourd'hui ce message qui vient du ciel.

La créature humaine est pécheresse. Et Dieu, dans Sa tendre miséricorde, lui donne du temps, disons UN DÉLAI, pour rentrer en elle-même, pour confesser sa misère, et se repentir. Notre Créateur ne veut pas la mort du pécheur, sa condamnation définitive, son jugement éternel dans le lieu des tourments. Dieu est patient, et Il le montre tous les jours, en n'intervenant pas en châtiment comme Il pourrait le faire envers des êtres rebelles et coupables.

Mais quelle rapidité dans l'écoulement des jours! Comme l'homme avance vite sur la route du temps! De sorte que LE DÉLAI imparti par Dieu aux hommes pour qu'ils se tournent vers Lui, va sans cesse en diminuant. Le temps que je prends pour tracer ces quelques lignes constitue une diminution notable du DÉLAI que Dieu, dans Sa bonté, donne à chacun pour qu'il passe de la mort à la vie.

L'homme descend vers la mort plus rapidement que la pierre qui s'est détachée du sommet de la montagne et qui rebondit de rocher en rocher jusqu'à ce qu'elle ait atteint le fond d'un ténébreux ravin. Cette pensée est effrayante, mais nos semblables font souvent de leur temps précieux un emploi si frivole, que le plus grand service que nous puissions leur rendre est de les amener à être attentifs à la brièveté de leurs jours.

Ami lecteur, vous êtes-vous repenti? Quelle place importante la repentance n'a-t-elle pas dans les Saintes Écritures! Jean le Baptiseur disait: "Produisez donc du fruit qui convienne À LA REPENTANCE" (Matthieu 3:8). Et lorsque le Seigneur Jésus-Christ entra dans son ministère, Il dit: "REPENTEZ-VOUS, car le royaume des cieux s'est approché" (Matthieu 4:17). L'évangile selon Marc nous rapporte aussi ces paroles: "Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s'est approché: REPENTEZ-VOUS et croyez à l'Évangile" (1:15). Au sujet des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices, Jésus répondit à ceux qui Lui avaient raconté cette scène affreuse: "SI VOUS NE VOUS REPENTEZ, vous périrez tous de la même manière" (Luc 13:3).

L'apôtre Pierre ne tenait pas d'ailleurs un autre langage. Quand la question lui fut posée: "Que ferons-nous frères?" savez-vous ce qu'il répondit? "Repentez-vous" (Actes 3:37). Quand l'apôtre Paul fit ses adieux aux anciens d'Éphèse, il leur rappela comment il avait insisté dans ses prédications sur "la REPENTANCE envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ" (Actes 20:21). S'il s'agit de la promesse du Seigneur, concernant Sa venue, il n'y a pas de retardement, mais "Il est patient envers tous ne voulant qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance" (2 Pierre 3:9).

Dieu est merveilleusement patient et le Seigneur Jésus aime les hommes d'un amour insondable. Il veut sauver les pauvres, les aveugles, les captifs, les opprimés. Il veut délivrer ceux qui ont l'amour des plaisirs ou de l'argent, les avares, les lâches, les orgueilleux. Les cas les plus navrants peuvent s'adresser à Christ. Il sait, ami lecteur, ce qui trouble si profondément votre vie, comme Il sait ce qui empoisonne la vie de tous les humains. Je vous entends dire: "Vous ne connaissez pas le désarroi intérieur de mon âme et combien je suis accablé de tristesse en songeant à mon hideux passé. J'ai à mon actif des paroles et des actes sacrilèges, et, maintenant, je me débats désespérément dans la nuit". Lecteur, je ne disconviens pas de ces choses. Mais Jésus vous CONNAÎT et Il vous aime. Il veut briser vos fers. Tournez-vous vers Lui et vous trouverez une paisible retraite.

Quand la conviction du péché entre dans un coeur, les minutes paraissent longues comme des siècles. Alors on recule avec horreur devant les pages du livre de sa vie. Le péché devient quelque chose qui hallucine. Comment dompter son émotion et dissimuler son angoisse? Ah, les souffrances de l'indigence ne sont pas comparables au drame qui se joue dans une âme lorsqu'elle a, enfin, compris sa misère. Le coeur de l'homme est un noir repaire, un gouffre aux profondeurs inconnues. Aussi, pour un grand nombre de nos semblables, la vieillesse n'est plus qu'un regret immense et un constant remords. Que faut-il faire? C'est simple. Il faut vous tourner vers le Seigneur Jésus avant qu'il ne soit trop tard.

Je le dis avec douleur, l'heure va sonner où il sera dit: IL N'Y A PLUS DE DÉLAI. Que faire alors, dites-moi, quand LE DÉLAI aura expiré? Il n'y aura rien à faire, car il est écrit: "Et l'ange jura par Celui qui vit aux siècles des siècles". Le serment de Dieu intervient. Il faudra, devant le grand trône blanc, rendre compte de ses péchés. Or, "le salaire du péché, c'est la mort". Dans Sa Parole, Dieu parle d'un jour où le péché recevra ses gages. Pourquoi? Parce que LE DÉLAI aura expiré. Lecteur, quand mourrez-vous? Quand LE DÉLAI que Dieu vous accorde aura-t-il définitivement pris fin pour vous? C'est sérieux et c'est solennel. Qu'allez-vous répondre? Vous ne savez pas quand se lèvera pour vous la dernière aurore.

Dieu attend la confession de vos péchés pour vous donner un plein pardon et la vie éternelle. Mais, je vous le répète-c'est si grave-bientôt IL N'Y AURA PLUS DE DÉLAI. Dans le lieu des tourments, chaque perdu pourra dire: "J'ai méprisé la patiente grâce de Dieu. J'ai laissé, dans ma triste folie, passer LE DÉLAI si précieux que Dieu, dans Ses compassions envers moi, m'avait accordé". Ami, vous pousserez alors ce cri terrifiant: PLUS DE DÉLAI, PLUS DE DÉLAI... Oui, le jour du pardon sera à tout jamais passé. Recevez donc maintenant, par la foi, la joyeuse nouvelle qui vous est annoncée.

M.C.

 


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