Un jour


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 "Et il arriva, un des jours... " Évangile selon Saint Luc, chap. 5, verset 17.

La vie de chaque homme pourrait être fort bien comparée à une chaîne dont chaque chaînon s'annellerait: "Un jour". Le nombre des chaînons étant plus ou moins élevé, la vie est naturellement plus ou moins longue. Parlons un petit instant, si vous le voulez, du premier chaînon de votre chaîne, c'est-à-dire, lecteur, du premier jour de votre existence. Alors le chagrin a fait place à la joie et une fois de plus s'est vérifiée l'Écriture qui dit: "La femme... a de la tristesse, parce que son heure est venue; mais après qu'elle a donné le jour à l'enfant, il ne lui souvient plus de son angoisse, à cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde." Ce premier jour de votre vie, ce jour de votre naissance a été déclaré et soigneusement consigné sur un registre par l'officier de l'État civil. C'est de cette date dont il est fait mention sur chaque pièce d'identité comme sur tous les actes légaux vous concernant. Par un jour marquant, a ainsi commencé l'histoire de votre séjour parmi les humains.

Nous avons tous été nourrissons, enfants sevrés, petits enfants. Chacun de nous pourrait dire ce que fut son enfance. Où donc s'est-elle écoulée? Dans une ville ou dans un village, dans une maison bourgeoise ou dans un modeste logis? Mais, UN JOUR, chacun de nous a pris le chemin de l'école. Ah! combien souvent cette date mémorable a laissé dans l'esprit d'ineffaçables souvenirs. Tout semblait si nouveau pour nous et combien l'émotion étreignait notre jeune coeur quand nous avons assisté à la première classe.

Après un passage plus ou moins long sur les bancs de l'école, d'un collège ou d'un lycée, il a fallu faire véritablement ses débuts dans la vie. UN JOUR, nous sommes entrés en apprentissage chez un artisan où nous avons commencé le travail à l'usine ou dans un bureau ou dans un magasin. Il y a eu un premier jour devant l'étau ou devant l'établi. UN JOUR, pour la première fois le mineur a pris place dans la cage qui l'a descendu au fond de la mine. Ces circonstances nouvelles ont amené d'autres fréquentations, d'autres dangers. Il en est ainsi de tous les hommes.

Lecteur, il se peut qu'un jour vous avez perdu votre fiancée ou l'épouse de la jeunesse. Vous étiez épris de son amour et désolé, le coeur absolument navré, vous êtes rentré seul à la maison après avoir déposé au cimetière la dépouille mortelle. Avez-vous dû un jour vous séparer d'un enfant chéri? Après l'avoir soigné avec tendresse et dépensé à son chevet des trésors de dévouement, vous avez dû clore ses yeux. Oh! les jours tristes et sombres qu'il y a dans la vie: jours de larmes , d'angoisses , de déchirements et de deuil.

Je pense aussi à ce fait attristant: il y a eu pour chacun UN JOUR où le premier mensonge a été commis; nous avons fréquenté pour la première fois un lieu de plaisir, - nous nous sommes associés à de mauvais compagnons. Il a été alors, hélas! constaté encore une fois que: " les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs." UN JOUR, le caissier indélicat a perdu son honneur; le traître à son pays a subi la dégradation militaire; des malheureux hommes ou de malheureuses femmes ont perdu leur dignité.

Et maintenant il est certain que pour beaucoup, UN JOUR, pour la première fois vous avez entendu annoncer l'Évangile. Au lieu de considérer avec un profond sérieux les choses qui vous étaient dites, vous avez refusé de recevoir dans votre coeur le message du Dieu d'amour. Ce fut aussi alors le JOUR du premier refus de la bonne nouvelle du salut.

Il y a pour tous les hommes UN JOUR qui dépasse en solennité tous les autres jours de la vie. C'est le JOUR où chacun est obligé de quitter cette scène pour se trouver derrière ses décors d'illusions, face à face avec de tragiques réalités. Je veux parler maintenant DU JOUR DE LA MORT. Quand ce moment arrive il faut alors quitter ses parents ses amis, ses occupations. On doit dire adieu à ceux que l'on a chéris. Quand l'appel se fait entendre nul ne peut résister. Lecteur, il vous faudra comparaître devant Dieu. L'Écriture sainte déclare en effet qu'après la mort vient le jugement. Dieu est juste et Il est saint. Il se doit à Lui-même de châtier le mal. Sachez donc qu'il faudra vous trouver devant un juge redoutable: Il sonde les coeurs. Rien ne lui est caché. De plus sa puissance est illimitée. Votre cause est mauvaise, très mauvaise. Que de fautes commises, que de pensées impures, que de paroles inconsidérées: il faudra au jour du jugement que vous rendiez compte de tout. Vous vous apercevez peut-être que les choses étant ainsi, vous êtes irrémédiablement perdu. N'attendez donc pas davantage pour vous en règle avec Dieu.

Oui lecteur, pensez à la mort. Combien il y en a qui, le visage couvert d'une sueur froide, la poitrine haletante, ont désiré le salut et ne l'ont pas trouvé. Trop tard, il était trop tard! Ainsi vous pouvez aussi vous trouver sur le bord de l'éternité. Être sans Christ c'est faire une chute immense. Être sans Christ ce sont les tourments poignants, insupportables.

Il y a UN JOUR toutefois qui dure encore et c'est ma joie de vous en entretenir un instant, ô vous qui passez sur le chemin de la vie. Ce JOUR c'est le JOUR de la grâce, le JOUR du salut, le JOUR du pardon. Dieu maintenant sauve le pécheur repentant. Que faut-il donc faire pour être sauvé? Oh! être sauvé est désormais une chose facile. Il faut d'abord reconnaître que l'on est perdu. Le Sauveur n'est en effet que pour les pécheurs. Et pour les autres? Pour les propres justes? Pour ceux qui sont satisfaits d'eux-mêmes? Pour eux il y a un juge à la justice inflexible, au jugement inexorable. Mais le médecin est pour les malades, le Sauveur est pour les perdus. Avez-vous reconnu devant Dieu votre état de péché? Si oui, implorez la miséricorde divine. Christ a souffert sur la croix. Pourquoi aurait-il souffert si ce n'était à cause de nos péchés? Quelle vérité propre à toucher le coeur: CHRIST A SOUFFERT. Il a tout supporté, tout enduré non parce qu'il était juste, saint, innocent mais parce que nous, nous étions injustes, souillés, coupables. Mais si Christ a souffert c'est afin que je ne souffre pas. Et je le répète: Dieu est juste. Comment, étant infiniment juste, la Majesté divine pourrait-elle réclamer le paiement d'une dette que Christ a payée? Comment Dieu pourrait-Il imputer à l'homme le mal qui a été imputé au Sauveur?

C'est ainsi que par la foi dans l'oeuvre parfaite accomplie par le Fils de l'homme qui est aussi le Fils de Dieu, le pécheur repentant trouve un plein pardon, une grâce royale, une délivrance complète. Ce bonheur est-il le vôtre? La patience de Dieu va bientôt arriver à son terme. Le soir du JOUR de la grâce approche; il y a à présent dix-neuf longs siècles que la voix de l'Évangile se fait entendre. La lecture de ce traité vous fournit une occasion merveilleuse pour être sauvé. Que ferez-vous? je suis ému en pensant que peut-être vous écouterez encore une fois après la lecture de ces lignes, celui qui vous a si souvent dupé et trompé. Le diable vous encouragera toujours à pécher mais jamais à vous repentir! Pourquoi l'écouter? Oh! ne jetez pas cette petite feuille. Elle a essayé d'attirer votre attention sur des choses sérieuses. Surtout ne vous leurrez pas en disant: je m'occuperai de ces choses un peu plus tard. Malheureux homme qui objectez une trop grande activité, ou votre jeunesse, ou l'amour du monde et de ses plaisirs. Sachez que la mort peut vous atteindre. Or la mort est redoutable, terrifiante quand on n'a pas son passeport en règle pour l'Au-delà. Lavé dans le sang précieux qui a coulé sur la croix du Calvaire, vous serez prêt pour le ciel. La mort! La mort est sur votre chemin! Pensez-y! Réfléchissez-y! Où sont vos péchés? Sont-ils sur vous? Dieu vous adresse aujourd'hui un avertissement oh! combien solennel. Je vous en supplie, lecteur inconverti, âme non régénérée, prenez-y garde!

M. C.

Venez au Prince de la vie;

Venez au Seigneur Jésus-Christ.

Lui-même aujourd'hui vous convie

Par sa Parole et son Esprit.

 


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