D'où viens-tu et où vas-tu?


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 LECTEUR! Vous serez sans doute étonné par les deux questions figurant en tête de ces lignes. Vous n'avez pas peut-être l'habitude de réfléchir aux grands problèmes soulevés par de semblables interrogations. Cependant je dois vous dire que nulles questions au monde ne revêtent un caractère de plus haute importance que celles qui constituent le titre de cet écrit. Tout de suite j'ajouterai même une troisième interrogation: "Où es-tu ?"

Et d'abord: " D'où viens-tu? " je vous croise aujourd'hui sur le chemin mystérieux de la vie et affectueusement je m'enquiers à votre sujet. "D'où viens-tu? " Il se peut que vous soyez déjà accablé par le poids des années, fatigué par les soucis et les inquiétudes de la vie et qu'une telle question n'ait jamais encore effleuré votre esprit. Il se peut que vous soyez atteint par une maladie qui ne pardonne pas, que vous soyez sujet à bien des infirmités, et au crépuscule de la vie je vous rencontre et je vous interroge; oui, "d'où viens-tu? " Le savez-vous? Pourriez-vous me fournir une réponse satisfaisante? Si vous l'ignorez, je vais essayer de vous dire en quelques mots quelle est votre origine, c'est-à-dire quel est votre point de départ; en d'autres termes, où vous avez commencé. Comme moi, vous avez été "fait d'une étrange et admirable manière". Par qui? Par Celui que l'Écriture Sainte appelle "le Dieu d'éternité, l'Éternel, Créateur des bouts de la terre." C'est Lui qui est l'Auteur de notre existence. Avez-vous jamais pensé à cela? Si vous vous êtes souvenu de votre Créateur, vous êtes heureux; il y a dans le monde des multitudes qui ont oublié Dieu. Il y a en nous tant et tant de choses qui nous parlent de Celui qui "nous a façonnés comme une broderie". Écoutez ce que dit Job à ce sujet: "Tu m'as revêtu de peau et de chair, Tu m'as tissé d'os et de nerfs;. Tu m'as donné la vie, et Tu as usé de bonté envers moi, et tes soins ont gardé mon esprit." Comme vous avez un corps visible et palpable, ainsi il y a aussi en vous une partie immatérielle, c'est-à-dire un esprit et une âme. Votre âme est immortelle et elle a un grand prix devant Dieu. Vous avez des facultés: une intelligence, une volonté et une sensibilité. De Dieu Lui-même vous tenez toutes ces choses et vous êtes responsable devant Lui de l'usage que vous faites de votre corps, de votre intelligence et de vos affections. Oui, nous pouvons dire: " Tes mains m'ont formé et m'ont façonné tout à l'entour comme un tout... Tu m'as façonné comme de l'argile." Voilà quelle est, cher lecteur, votre origine et aussi la mienne. Je passerai maintenant à la troisième question que je plaçais devant vous il y a un instant, laissant intentionnellement de côté la deuxième. "OÙ es-tu? " Depuis un temps plus ou moins long vous avez quitté ce que j'appellerai le pays de l'enfance. Mais, dans quelle direction êtes-vous parti? Comme moi, vous avez choisi en premier lieu la route de la libre volonté et avec nous s'est vérifiée une fois de plus l'Écriture qui dit "Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin." Ainsi nous avons traversé les plaines d'un monde qui gît tout entier dans le méchant. Est-ce que vous vous trouvez encore, ami lecteur, dans ce triste et sombre pays? Si vous cheminez encore dans ces mornes contrées, vous n'êtes pas heureux. Vous êtes dans le pays de la nuit et du péché. Vous êtes sans Dieu, sans Christ et sans espérance. Ce n'est donc pas étonnant s'il n'y a jamais un rayon, une lueur de vraie joie qui vienne éclaire et réchauffer votre âme. Ah! le pays du péché! Qui décrira ses mirages trompeurs, ses illusions mensongères, ses déceptions amères et ses désespoirs navrants? Là, on espère continuellement des choses qui n'arrivent jamais. La joie et le repos que l'on semblait avoir entrevus s'évanouissent et se dissipent comme une fumée légère aux yeux du voyageur désabusé. "Où es-tu? " Vous marchez dans les ténèbres et vous habitez dans le pays de l'ombre et de la mort. Il se peut que, réalisant le néant des espoirs terrestres, vous avez tourné votre face vers les régions où se pratiquent des formes religieuses; et c'est peut-être là que je vous rencontrerai aujourd'hui. Les exercices religieux ont-ils donné à votre âme affamée la nourriture après laquelle elle soupire si ardemment? Les mortifications et les jeûnes que vous vous êtes si souvent et si scrupuleusement imposés, vous ont-ils apporté la paix de la conscience et le repos du coeur? ... Sincère, je vous entends soupirer et répondre - "Hélas! non". De sorte que vous pourriez dire comme un personnage d'autrefois: " je suis dans une grande détresse." " Où es-tu? " dit la voix de l'Écriture. Vous tâtonnez dans la nuit, au pays de l'amertume, le vide au coeur et la mort devant vous.

J'en arrive maintenant à la dernière question: " Où vas-tu? " Le savez-vous? Ironiquement quelqu'un répondra peut-être: " Je vais au cimetière." C'est vrai. Quelle que soit la route que vous avez prise, sûrement vous arriverez à la frontière de l'Au-delà. Mais, avez-vous jamais pensé que la mort n'était qu'une porte qui s'ouvre sur l'éternité? L'Écriture nous dit encore "Il est réservé aux hommes de mourir une fois." Elle ajoute ensuite "... et après cela le jugement." La mort! Le jugement! Pensée terrifiante pour ceux qui n'ont pas la certitude de leur salut, l'assurance que leurs péchés ont été lavés dans le sang de Jésus-Christ! Pourtant c'est à la mort que se termine la route de tous les humains. La mort est semblable à une gare centrale qui verrait affluer vers elle à chaque instant les trains venant des directions les plus variées. Que vous preniez le train de la fortune et de l'opulence, ou le train de la pauvreté et du dénuement le plus absolu, immanquablement la gare à laquelle s'arrêtera le convoi, s'appellera: la Mort. Vous le savez pour l'avoir si souvent constaté, la mort n'est pas une visiteuse à qui l'on peut fermer la porte. Elle n'épargne pas davantage le puissant monarque assis sur son trône que le miséreux dans son galetas. De même devant le grand Trône blanc où les hommes seront jugés chacun selon ses oeuvres, indistinctement se tiendront les grands et les petits. Comme à la mort personne n'a pu échapper, au jugement non plus aucun humain ne pourra et par aucun moyen, se soustraire.

Lecteur, il faut que je te dise que ce jugement, si justement redoutable, ne concerne en aucune manière ceux qui, par la grâce de Dieu, ont été amenés à mettre leur confiance dans la Personne et dans l'oeuvre expiatoire du Seigneur Jésus. Les pécheurs sans repentance s'acheminent vers la perdition. Le croyant en Jésus se dirige vers le ciel. Pourquoi? Jésus a été sur la croix du Calvaire, Il a pu dire: " je suis devenu un étranger à mes frères, et un inconnu aux fils de ma mère... ceux qui sont assis dans la porte parlent contre Moi." Mais, vérité bénie, le Saint-Esprit déclare: " Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités." L'apôtre Pierre parlant de son Sauveur adorable emploie ces expressions touchantes: " Lui-Même a porté nos péchés en Son corps sur le bois." Et c'est ainsi que celui qui a senti sa misère et qui connaît Jésus comme étant son Sauveur personnel, a devant lui les, félicités glorieuses de la Maison du Père, les splendeurs du ciel avec Jésus. N'a-t-Il pas dit, ce Sauveur charitable: " Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi." Dans sa Parole, Dieu nous a donné une magnifique description du pays dans lequel le chrétien va bientôt être introduit. Je fais allusion à la Sainte Cité. Sa muraille est grande et haute. Qu'est-ce à dire sinon que dans le ciel on jouit d'une sécurité parfaite? Dans le ciel on vit sans frayeur et sans crainte. La Cité est d'or pur semblable à du verre pur, tout est justice parfaite et sainteté, pureté inaltérable. Dans le ciel, le péché a toujours été et sera toujours, le grand inconnu. La mort ne sera plus. Les deuils seront bannis de ce lieu de pures délices. On entendra dans ce lieu plein de charmes des cantiques d'allégresse, des chants de bonheur, des hymnes à la louange de Jésus le grand Triomphateur.

Quels sont ceux qui participeront à une telle félicité? Seulement "ceux qui sont écrits dans le Livre de Vie de l'Agneau." Puis-je vous demander si votre nom est écrit dans ce Livre. Combien ce serait terrible pour vous s'il n'en était pas ainsi! Votre part serait dans l'étang brûlant de feu et de soufre. Venez à Christ et vous pourrez dire: " Il est ma vie et le ciel est ma patrie." ÒComment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut? " Voilà une question à laquelle jamais encore personne n'a pu fournir une réponse. La raison en est simple: il n'y a pas de réponse. Il est impossible d'échapper, si l'on retarde et si l'on s'attarde, si l'on néglige le salut que Dieu offre MAINTENANT au pécheur repentant. Le diable dit aux jeunes: " C'est trop tôt pour s'occuper de ton âme." Il dit aux plus âgés: " C'est maintenant trop tard." Lecteur, AUJOURD'HUI MÊME occupez-vous de votre âme.

M.C.

Le Fils a donné sa vie;

Sur la croix Il a souffert.

Pour vous, ô grâce infinie.

Pour vous le ciel est ouvert.

 

Et Celui que Dieu couronne

De gloire et de majesté,

Veut, à jamais, sur son trône,

Vous asseoir à son côté.

 

Au Sauveur tendre et fidèle,

Venez tous dès aujourd'hui.

Écoutez: il vous appelle;

Le bonheur est près de Lui.

 

"Ne vous étonnez pas de cela: car l'heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront Sa voix; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, EN RÉSURRECTION DE VIE; et ceux qui ,auront fait le mal, EN RÉSURRECTION DE JUGEMENT."

Évangile selon Jean, Chapitre 5, Versets 28-29.

" C'est ici la première résurrection! Bienheureux et SAINT celui qui a part à la première résurrection." Apocalypse Chapitre 20, Verset 6.

Avez-vous, lecteur, la certitude d'avoir part à la première résurrection?


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