Les Archives de la Foi

«Bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l'amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle» (Jude 20-21)

Cette page est prévue pour donner accès à des textes pour la plupart anciens mais toujours utiles pour affermir notre foi. Ces textes anciens ont été écrits dans ces temps de réveil qu'il y a eu au XIXe siècle. Ce qui était issu de la Réforme alors était bien souvent tombé dans un formalisme sans vie et parfois même dans de l'incrédulité affichée sous couvert de libéralisme. C'est alors qu'il y a eu un travail de l'Esprit de Dieu un peu partout dans le monde pour réveiller les croyants et faire proclamer à nouveau, d'une manière vivante, la bonne nouvelle du salut par la foi: l'Evangile de la grâce.

Des croyants ainsi réveillés ont ressenti profondément que le chemin qu'ils avaient suivi jusque-là était stérile et n'avait pas l'approbation de leur Sauveur et Seigneur, parce que c'était un chemin où l'on faisait ce qui est bon à ses propres yeux au lieu de chercher la volonté de Dieu en toutes choses. Ils se sont alors tournés vers Lui comme leur seule et unique ressource pour recevoir la lumière: pour être enseignés, instruits, conduits dans toute leur marche personnelle comme dans toute leur marche collective.

Cela marque profondément leurs écrits: d'une manière générale, ils n'exposent que ce qu'ils ont appris du Seigneur. Ce qui fait qu'en présentant un passage de l'Ecriture, ils sautent, ou effleurent à peine, les parties de ce passage pour lesquelles ils n'ont pas reçu de lumière; et quelquefois en effleurant, il arrive qu'il s'y glisse une inexactitude. Le lecteur actuel trop souvent, malheureusement, habitué à une présentation qui satisfait l'intellect, habitué à aborder les vérités de la Parole de Dieu avec l'intelligence seule -- « les grecs recherchent la sagesse » (1 Cor. 1:22) --, devant cela méprise l'ensemble de l'écrit sans voir qu'il est devant quelque chose qui lui manque cruellement: une tout autre attitude vis-à-vis de l'Ecriture, faite de crainte de Dieu, de dépendance, d'attente du Seigneur.

Ces frères d'autrefois avaient connu cette tendance, hélas! si largement répandue actuellement, et l'un d'eux la dénonce d'une manière saisissante: « Le mal s'est manifesté, il est vrai, sous diverses formes: orgueil, vanité, mondanité, esprit charnel, motifs tristement mélangés, impie déploiement d'une énergie purement charnelle ou intellectuelle, emploi de la précieuse Parole de Dieu comme d'un piédestal pour nous élever nous-mêmes, misérables prétentions à une position dans l'Église ou dans le monde, affectation de dons, exposition déloyale de principes dont nos consciences n'ont jamais réellement éprouvé l'ascendant, présentation aux autres d'une balance dans laquelle nous ne nous sommes jamais pesés nous-mêmes en présence de Dieu, lamentable état d'une conscience qui, si elle eût été bien réglée, nous eût conduits à voir l'inconséquence manifeste qui existe entre les principes que nous professons et notre manière d'agir. En toutes ces choses, comme aussi en beaucoup d'autres, il y a eu une chute des plus profondes et des plus évidentes, chute qui a contristé le Saint-Esprit de Dieu, par lequel nous professons d'être scellés, et qui a déshonoré le saint Nom qui est réclamé sur nous. La pensée de cette chute devrait nous faire prendre le sac et la cendre, nous couvrir de honte et de confusion de face, nous amener à l'humiliation et à la confession -- non pas un moment, ou un jour, ou une semaine, mais jusqu'à ce que Dieu Lui-même nous relève » (C.H.M. vers 1850).

De nos jours, nous baignons tous dans une atmosphère où l'intellectualisme prédomine, où l'on est dans l'illusion sur son propre compte, telle que le Seigneur peut nous dire: « tu ne connais pas que, toi, tu ... » (Apoc. 3:17). Et aucun de nous n'est exempt des atteintes de ces influences délétères. Lire ces écrits anciens, rédigés dans un tout autre esprit, est bien propre à nous faire voir notre état réel et à nous amener à aller au Seigneur pour « acheter » de Lui « de l'or passé au feu » (la vraie justice divine éprouvée par le jugement), « des vêtements blancs » (de quoi suivre comme Lui le chemin de sainteté pratique ici-bas), « et un collyre pour oindre » nos yeux, afin que nous voyions (l'onction du Saint Esprit donnant la vue spirituelle et le discernement spirituel pour connaître divinement la vérité).

De plus, ce que ces frères d'autrefois avaient appris, enseignés par le Maître, en passant par de profonds exercices, les amène à insister sur ce qu'ils savent être vital et à ne pas hésiter à le répéter de différentes manières. Les apôtres aussi avaient bien été appris cette leçon d'en-haut: « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur: vous écrire les mêmes choses n'est pas pénible pour moi, et c'est votre sûreté » ; « prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine »; « Cette parole est certaine, et je veux que tu insistes sur ces choses, afin que ceux qui ont cru Dieu s'appliquent à être les premiers dans les bonnes œuvres: ces choses sont bonnes et utiles aux hommes »; « C'est pourquoi je m'appliquerai à vous faire souvenir toujours de ces choses, quoique vous les connaissiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente » (Phil. 3:1; 2 Tim. 4:2; Tite 3:8; 2 Pierre 1:12).

Faute d'avoir appris cette importante leçon scripturaire, imprégné par l'intellectualisme ambiant, on s'en irrite et parfois on va jusqu'à amputer ces écrits de ce qu'on juge, à tort, être des répétitions inutiles.

Il va sans dire que sur ce site, l'original de ces écrits étant presque toujours fourni en fac-similé, leur texte est toujours intégral. Quant à ce qui se trouverait uniquement en traitement de texte, on a eu soin de le fournir tel qu'il a été publié à l'origine par l'auteur, sans amputations, ni adjonctions ni modifications d'aucunes sortes -- choses qui d'une part seraient malhonnêtes, et de l'autre édulcoreraient ces écrits en en limant le tranchant.